Caractéristiques
Description
Gîtes Rien n’est simple: toute réalité a son ombre, son double, son
hydre. Moins mythiques, les bêtes mystérieuses qui hantent les
nouvelles de Cortázar n’en sont pas moins terribles. Un
homme a la nausée : il vomit des petits lapins qui deviennent
envahissants au point de le pousser au suicide. Une femme
vêtue de rouge se mue en panthère sanguinaire, entraîne une
salle de concert dans sa folie et mène une véritable danse des
ménades. Un banal pull-over de laine bleue devient une
pieuvre redoutable. Dans une ferme isolée, un tigre rôde,
image du désir et instrument mortel du désir de la vengeance
d’une petite fille. Telles sont quelques-unes des figures du
redoutable bestiaire intérieur que Julio Cortázar déploie devant
nous avec la minutie attentive du naturaliste et le génie du
poète. Comme dans Marelle, l’auteur avance sans défaillance
sur l’étroit sentier ou le réel et l’imaginaire se confondent et
rend magistralement à une vie extérieure, concrète, les
créatures les plus fantastiques. Traduit de l’espagnol par Laure
Guille-Bataillon
Résumé
Rien n’est simple: toute réalité a son ombre, son double, son
hydre. Moins mythiques, les bêtes mystérieuses qui hantent les
nouvelles de Cortázar n’en sont pas moins terribles. Un
homme a la nausée : il vomit des petits lapins qui deviennent
envahissants au point de le pousser au suicide. Une femme
vêtue de rouge se mue en panthère sanguinaire, entraîne une
salle de concert dans sa folie et mène une véritable danse des
ménades. Un banal pull-over de laine bleue devient une
pieuvre redoutable. Dans une ferme isolée, un tigre rôde,
image du désir et instrument mortel du désir de la vengeance
d’une petite fille. Telles sont quelques-unes des figures du
redoutable bestiaire intérieur que Julio Cortázar déploie devant
nous avec la minutie attentive du naturaliste et le génie du
poète. Comme dans Marelle, l’auteur avance sans défaillance
sur l’étroit sentier ou le réel et l’imaginaire se confondent et
rend magistralement à une vie extérieure, concrète, les
créatures les plus fantastiques. Traduit de l’espagnol par Laure
Guille-Bataillon
Biographie de l’auteur·rice
Fils d’un consul argentin en Belgique, Julio Cortázar (1914-
1984) a passé son enfance et son adolescence à Buenos Aires,
en Argentine. Ses premiers écrits sont dans la tradition de
Jorge Luis Borges, même si le fantastique y est plus
inquiétant, comme dans Bestiaire (1951). Exilé politique en
1951, il s’installe à Paris où il travaille comme enseignant,
puis traducteur à l’Unesco, prenant la nationalité française en
1981. Il prend part au combat politique en signant de
nombreux articles sur le Salvador et le Nicaragua. Son talent
de conteur fait de lui un maître de la nouvelle : Fin d’un jeu
(1956), Les armes secrètes (1958), Tous les feux le feu (1966).
Entre rêve et réel, Cortázar expérimente des combinatoires
narratives : Marelle (1963) est construit selon les règles de ce
jeu. En 1974, il reçoit le prix Médicis pour le Livre de Manuel.
L’essentiel de son oeuvre est disponible aux Editions
Gallimard.
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Mots de l’éditeur·rice
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